SobriétITé et télétravail

Un des intérêts majeurs du télétravail pour les salariés réside dans l'absence de déplacements domicile lieu de travail.
Cette pratique permet ainsi de limiter les émissions de gaz à effet de serre liées à ces déplacements.
Cependant les déplacements qui génèrent le plus de gaz et particules sont ceux sur courte distance réalisé à bord d'un véhicule individuel et encore plus s'il fonctionne à base d'énergie fossile, or les travailleurs qui ont le plus grand intérêt pour le télétravail sont ceux qui subissent un temps de trajet long du fait soit de la distance entre leur lieu de travail et leur domicile, soit l'usage d'un mode de transport collectif qui les contraint en terme d'horaires, de correspondances...

Le télétravail permet aussi d'organiser son emploi du temps à sa guise, à son rythme.
Cependant, cela augmente le risque de dépassement du temps de travail légal et d'hyperconnectivité.

Concernant l'hyperconnectivité, le législateur a ajouté un droit à la déconnexion dans le code du travail.
Une analyse de ce droit dont la jurisprudence a permis de mettre fin à certaines dérives.

L'impact du télétravail sur le volume de données transmises est faible car déjà une grande partie des informations entre salariés transite par mel, par internet pour l'utilisation d'applications hébergées (sur le cloud).

De même, j'ai eu l'occasion de constater des conférences vidéo pour lesquels les participants d'un site géographique identique restaient dans leur bureau au lieu de se grouper dans une salle ou un bureau commun pour mutualiser la consommation de ressources en terme de bande passante sur le réseau, améliorer les relations humaines (personnelles)...

Il faut donc appliquer pour le télétravail les mêmes règles de sobriétITé qu'au bureau.